samedi, 24 janvier 2009

Guantanamo sur la côte d'opale . . .

La France est un pays qui aime le paradoxe.
lundi 26 janvier, à Bruxelles, les ministres des affaires étrangères des pays de l'Union européenne discuteront de l'accueil éventuel d'anciens prisonniers de Guantanamo en Europe.
La France se déclarant prête, par la voix de son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, à accueillir des détenus à condition que les intéressés en fassent la demande, et "en évaluant attentivement les implications judiciaires et le risque sécuritaire" .( voir ici )

L'Europe n'envisage que de recevoir les détenus contre lesquels aucune charge n'est retenue ( Ouf ! ), et qui risqueraient des persécutions dans leur pays d'origine (ha bon ?). Vous me direz que cela ne concernerait environ que 60 des 245 détenus encore à Guantanamo . . .

Le risque pour la France c'est la présence possible de membres de réseaux Djihadistes internationaux au sein de ces détenus.
Que décideront nos représentants ? wait and see ! (1) comme disent nos partenaires Anglais.

Mais le paradoxe dans tout cela ?

La contradiction de ce pays c'est quand d'un côté, pour aider notre grand frère américain, on se pose la question du devenir des détenus de Guantanamo et que d'un autre coté on fait silence radio et semblant de ne pas voir les quelques 300 réfugiés Afghans, Irakiens et Kurdes, trois nations en prise avec les guerres, les dictateurs et l’envahisseur occidental. Des hommes, femmes et enfants qui ont tout quitté par peur de la guerre, d'une menace certaine pour leur vie.

Je vous invite à lire, si vous en avez le courage, le récit d’observateurs belges venus à Calais un 17 novembre 2007, ceci est toujours honteusement "d'actualité"(2) au jour d'aujourd'hui . . . (voir ici)

Petit extrait : Je demande "pourquoi avoir quitté votre pays ?" un jeune homme me répond "war, war" joignant le geste de tir de mitraillette à la parole. Un autre me fait le geste du cou tranché. . .


(1) Attendons et voyons
(2) Sans trop faire la une, non?